la construction d'une nouvelle machine hydraulique

 

La construction d'une nouvelle machine hydraulique

 

Le coût d’exploitation de la machine à vapeur s’avère très élevé. Il est donc décidé en 1837 de revenir à une machine hydraulique plus rentable que l’assemblage des deux machines : la machine hydraulique provisoire et la machine à vapeur.

Xavier Dufrayer, entré à la machine en 1839, est chargé de ce projet soutenu par le prince président Louis Napoléon Bonaparte.

Façade et coupe latérales du bâtiment de la machine hydraulique de Dufrayer, dépôt de la SEVESC

Dufrayer conçoit une nouvelle machine, moins dévoreuse en énergie que le système précédent, et de plus grande échelle, puisqu’il s’agit désormais d’alimenter en eau non seulement Versailles mais aussi Saint-Cloud où l’empereur Napoléon III a établi sa résidence d’été. Il est décidé de construire un bâtiment spécifique destiné à recevoir à l’intérieur les six roues de la machine hydraulique, chacune actionnant quatre pompes alimentant deux conduites collectives. Deux réservoirs branchés sur ces collecteurs sont contrôlés à l’air comprimé de façon à produire un flux constant ; un débit important est ainsi obtenu dès sa mise en fonctionnement.

Façade du bâtiment abritant la machine hydraulique, dépôt de la SEVESC

La réalisation de cette nouvelle machine hydraulique, nécessite l’arrêt et la destruction de la machine provisoire, afin de permettre la construction du barrage et du bâtiment alimentant et accueillant ses six roues. L’ensemble de ces travaux s’étend de 1855 à 1868. La nouvelle machine hydraulique est mise en service à partir de 1856. Pendant ce temps la machine à vapeur fonctionne seule jusqu’en 1859, puis est remplacée par les trois premières roues, finalement doublées quelques années plus tard.

Vue du dessus de trois roues hydrauliques de la machine, dépôt de la SEVESC

En quelques années, la machine hydraulique de Dufrayer remplace ainsi définitivement la machine provisoire, puis la machine à vapeur.

 

Peu à peu la qualité des eaux de la Seine baissant, il est nécessaire d’effectuer des forages souterrains jusqu’aux nappes phréatiques. Ceux-ci sont d’abord exploités à la vapeur puis sont électrifiés à partir de 1900.

La machine hydraulique continue de fonctionner jusqu’en 1963, servant à effectuer une partie de ces pompages. Elle est détruite en 1969.

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