les hommes de la machine

 

Les hommes de la machine

 

La construction de la machine nécessite tout d’abord 1 800 hommes. Puis, une soixantaine, répartis en différents corps de métiers (charpentiers, forgerons, manœuvres, poseurs de tuyaux, scieurs de long…), participent à son entretien et à ses multiples réparations.

Coupe d'un équipage sur la rivière, Bibliothèque historique de la Ville de Paris, Res. F°M°52

Les hommes de la machine, acharnés et dévoués, ont permis la longévité de la machine et perpétué sa gloire.

Les mécanismes de la première machine nécessitent un contrôle continu et les ouvriers travaillent durement, sept jours sur sept, jour et nuit, autant que leur endurance le leur permet.

Les paiements, par rolles, ne sont pas toujours réguliers, et peuvent avoir plusieurs mois de retard.

Les maladies, les accidents de travail ou de navigation autour de la machine sont fréquents, graves et parfois mortels. En cas de décès, la veuve, le fils ou même la fille peuvent bénéficier de la survivance du poste du défunt ; une pension est souvent attribuée au conjoint survivant et une indemnisation est allouée en cas d’accident.

Le règlement de l’atelier du 1er janvier 1847 exige exactitude au travail, aux jours et heures habituels, la plus entière soumission et respect envers son supérieur hiérarchique et punit les absences injustifiées ou sans permission.

Outre les abus, les vols et l’ivrognerie, les troubles qui en découlent et les sorties au cabaret pendant les heures de travail sont parmi les soucis prioritaires.

L'aqueduc de Louveciennes, carte postale du début du XXe siècle

A la machine, les mauvaises odeurs sont une constante : elles accablent des voisins, telle la comtesse de Toulouse au XVIIIe siècle ou encore au début du XXe, les habitants de Louveciennes. Ces nuisances contribuent à l’arrêt définitif de la « dernière » machine de Marly en 1969.

eZ publish™ copyright © 1999-2019 eZ systems as
804.2