une anatomie et un fonctionnement complexes

 

Une anatomie et un fonctionnement complexes

Lievin Cruyl, Vue et description de la fameuse machine de Marly, XVIIIe siècle

 

La machine se compose de 14 roues de 12 mètres de diamètre, portant chacune 24 aubes en hêtre en temps normal, et 36 lors des basses eaux. Les roues, réparties sur trois rangées, sont mues par la chute de la Seine créée par la réunion des îles entre Port-Marly et Bezons.
En effet pour un fonctionnement optimum de la machine, les bords et le lit de la Seine sont aménagés dans un agencement proche de son aspect actuel au niveau de l’écluse de Bougival. Ainsi, un brise-glace et un grillage de poutres sont construits pour éviter que les objets entraînés par le courant n’endommagent les organes moteurs.

 

Les 14 roues actionnent trois séries de mécanismes.

 

 

 

Nicolas de Fer, La Machine de Marly, XVIIIe siècle

Le parcours de l’eau est ainsi divisé en trois segments animés par une unique source d’énergie : la Seine. Chaque puisard intermédiaire est doublé d’un puisard des sources, qui rassemble les eaux drainées sur le coteau. La machine de Marly ne traite donc pas uniquement de l’eau provenant de la Seine. En tout, ce sont 259 pompes qui élèvent l’eau de la Seine jusqu’à Marly.

 

Pour achever son parcours, l’eau, dans la conduite de l’aqueduc de Louveciennes, se déverse par gravité dans les vastes réservoirs de Marly et Louveciennes, dont le niveau est à 37 mètres au-dessus de celui des bassins de la terrasse de Versailles.

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