Musée-promenade de Marly-le-Roi Louveciennes
Hamadryade, moulage de l'original d'Antoine Coysevox de 1709

Les œuvres qui décoraient le château et les jardins de Marly sont actuellement dispersées dans de nombreuses collections. Ceci résulte de différents événements.

 

Sous l’Ancien Régime, le décor et l’aménagement des résidences royales françaises est perpétuellement en mouvement, changeant au fil des saisons, et au gré des modes et des plaisirs de leurs occupants. Ceci explique la dispersion du mobilier et des tableaux. Le plus grand nombre intègre les collections publiques, comme les tableaux des Saisons, le reste est détruit ou vendu comme les deux œuvres de François Boucher, Vénus dans la forge de Vulcain et L’Apothéose d’Enée provenant de la chambre de Louis XV.

 

A la mort de Louis XIV, en 1715, la cour se déplace à Paris pour suivre le Régent qui délaisse Versailles et Marly. Le domaine pâtit de cet abandon. Les statues d’A. Coysevox, Mercure et la Renommée chevauchant Pégase, surplombant l’Abreuvoir sont ainsi transportées à Paris en 1719, pour orner l’entrée des Tuileries.

 

Enfin, la Révolution poursuit la dispersion des œuvres de Marly. En vue de l’instruction publique, de la décoration de différents lieux ou encore pour protéger certaines sculptures, une grande partie de la statuaire de Marly est transférée à Paris. Aujourd’hui elle est visible dans les jardins des Tuileries et au musée du Louvre, cour Marly.

2618.47