Musée-promenade de Marly-le-Roi Louveciennes
Jean-Baptiste Martin, La Prise de Gray, fin du XVIIe siècle, dépôt du musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

Les collections du musée comprennent de la peinture d’histoire, des portraits, des natures mortes et de la peinture de genre.

 

Peinture d’histoire

François-Albert Stiemart, L'Eté, première moitié du XVIIIe siècle, dépôt du musée du Louvre

Le musée offre un aperçu de la peinture qui ornait le château.

Le thème de la guerre, rappelant les victoires de Louis XIV, s’impose dans les quatre vestibules du rez-de-chaussée du pavillon royal. François Van der Meulen et, à sa suite, Jean-Baptiste Martin dit des Batailles, célèbrent les conquêtes territoriales du souverain en représentant les sièges des villes comme Condé, Léau, Ypres ou Gray.

François Boucher, L'Apothéose d'Enée, 1747

En 1699, dans le salon octogonal, la symbolique du Temps est illustrée par quatre grandes toiles des saisons dues aux pinceaux d’Antoine Coypel, de Louis de Boullogne, de Charles de La Fosse et de Jean Jouvenet. En 1755, le même sujet orne l’appartement du Dauphin : François-Albert Stiemart peint L’Eté et L’Automne (première moitié du XVIIIe siècle) aujourd’hui exposés.

Absents du décor initial, les sujets inspirés de la mythologie et de la fable se multiplient sur les murs du château. En 1747, deux tableaux de François Boucher illustrant l’histoire d’Enée, dont L’Apothéose d’Enée, décorent la chambre de Louis XV.

Le musée possède également un fonds de peinture religieuse.

 

Le portrait

Genre en faveur au XVIIe siècle, le portait se développe sous l’impulsion d’artistes comme Hyacinthe Rigaud.

Hyacinthe Rigaud (atelier de), Portrait de Louis XIV en costume de sacre, début du XVIIIe siècle, dépôt du musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
Hyacinthe Rigaud, Le Duc de Bourgogne, début du XVIIIe siècle

Une copie du célèbre Louis XIV en costume de sacre de 1701, provenant de l’atelier de Rigaud, rappelle le succès remporté par cette œuvre.

Outre le portrait de Louis XIV, attribué à Jean Ranc (fin du XVIIe siècle – début du XVIIIe siècle), sont présentés le Duc de Bourgogne et Mademoiselle de Nantes, hôtes assidus de Marly, peints d’après Hyacinthe Rigaud et Louis de Silvestre (première moitié du XVIIIe siècle).

 

La nature morte

De nombreux tableaux représentant de riches natures mortes, des bouquets généreux comme ceux de Jean Monnoyer et de Jean-Baptiste Blin de Fontenay, ou des putti portant des trophées, tel L’Amour avec guirlande de fleurs, tambour et casque (1683-1684), de Florentin Damoiselet et Claude Huilliot, décoraient les appartements du pavillon royal.

 

Peinture de genre

Alexandre-François Desportes, Chien à l'arrêt devant un pedreau rouge et un faisan, 1724

La chasse a également inspiré le décor du pavillon royal. Louis XIV et Louis XV ont tous deux fait portraiturer leurs chiens favoris.

Deux études de chiens, Tanne et Folle (début du XVIIIe siècle) d’Alexandre-François Desportes témoignent de l’acuité du regard du peintre et de ses talents pour figurer les animaux et la nature.

 

Louis-Nicolas van Blarenberghe, Envol d'un ballon à Marly, 1783 - 1794

 

Deux tableaux de Pierre-Denis Martin et de Romain-Etienne-Gabriel Prieur, représentent la machine de Marly, l’un en 1724 et l’autre en 1842.

Romain-Etienne-Gabriel Prieur, L'Ancienne machine de Marly, 1842

Une gouache de Louis-Nicolas Van Blarenberghe illustre un départ de montgolfière devant le château à la fin du XVIIIe siècle.

 


2477.93