Musée-promenade de Marly-le-Roi Louveciennes
Les affiches des expositions temporaires passées

Les maîtres de l'eau

Les maîtres de l'eau

Les Maîtres de l'eau, d'Archimède à la machine de Marly

4 mars 2006 – 6 juillet 2006

 

L’eau, indispensable à la vie, constitue également une source d’énergie. Depuis l’Antiquité, l’homme cherche à la puiser, la capter, la stocker, la distribuer et à l’utiliser pour s’aider dans les travaux pénibles : porter, tirer, pousser.

Dès l’Antiquité, plusieurs machines sont inventées pour élever l'eau comme la poulie, le treuil du puits, le tympan ou encore la roue à augets. Puis, l’invention de la roue hydraulique marque le début de l’utilisation de l’eau comme source d’énergie. Dès lors, les hommes cherchent à perfectionner et à rentabiliser les moyens d’ utiliser la force de l'eau pour actionner diverses machines : moulins, pompes, marteaux de forges.

A la Renaissance, les machines hydrauliques contribuent à la rationalisation du travail humain mais également aux plaisirs de l’œil. L’hydraulique se met ainsi au service des jardins, c’est le début de l'hydraulique somptuaire .

Lorsque Louis XIV décide de bâtir sa résidence de Marly, il souhaite qu’une machine alimente les bassins et fontaines de Marly ainsi que ceux de Versailles où les procédés antérieurs n’ont pas donné satisfaction. La solution est apportée par deux Liégeois, le charpentier Rennequin Sualem, et l’ingénieur Arnold de Ville. La fameuse machine de Marly, bâtie en quatre ans, de 1681 à 1684, à Bougival se caractérise par une anatomie et un fonctionnement complexes . Grâce aux quatorze roues qui actionnent 259 pompes, l’eau remonte de la Seine vers Louveciennes en trois temps : vers deux puisards successifs puis jusqu’au sommet de l’aqueduc de Louveciennes.

Dès sa création, la renommée de la machine s’étend à toute l’Europe. Courtisans et visiteurs étrangers font le déplacement pour l’admirer. Elle est considérée comme la huitième merveille du monde !

Cependant, dès la mort de Louis XIV et tout le long du XVIIIe siècle, la machine de Marly est l’objet de nombreuses critiques tant pour les dépenses d’entretien qu’elle nécessite qu’à cause de ses déficiences et de son manque d’efficacité réelle.

En 1802, le remplacement de la machine hydraulique de Louis XIV par une machine à vapeur est décidé. En attendant la construction de cette dernière, une machine provisoire est établie afin d’assurer le pompage de l’eau de Seine. A partir de 1821, la machine à vapeur, créée par l’architecte Cécile et l’ingénieur Martin, élève l’eau de la Seine. Quant à la machine de Louis XIV, elle tombe en ruines.

Trente ans plus tard, la machine à vapeur suscite, à son tour, une polémique essentiellement par sa consommation importante de charbon et le coût que cela engendre. Cet argument plaide en faveur de la construction d'une nouvelle machine hydraulique confiée à l’ingénieur Dufrayer. Elle est mise en service en 1856 et fonctionne jusqu’en 1963, bien que le pompage soit progressivement complété par des forages. Elle est détruite en 1969, laissant des traces significatives dans le paysage et dans les mémoires.

L’histoire de la machine de Marly relève du domaine des sciences et des techniques mais aussi de l’histoire humaine. En effet, les hommes de la machine , ces générations d’hommes et de femmes qui ont vécu sur son territoire, ont consacré tout leur soin à ce bien royal, ont assuré un entretien soigneux malgré les dangers que représentait ce monstre.

 

Exposition réalisée grâce aux prêts :

- d’institutions françaises : le Centre historique des Archives nationales, les Archives départementales des Yvelines, le Musée des arts et métiers, la Bibliothèque historique de la Ville de Paris et l’Institut de France,
- de partenaires belges : les Musées royaux des Beaux-Arts, la Maison de la Métallurgie et de l’Industrie de Liège, le musée de l’Eau et de la Fontaine de Genval et le Musée d’art et d’histoire de Liège.

Livre-catalogue de l’exposition, 32 €, en vente à la boutique du musée ou par correspondance.

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