Musée-promenade de Marly-le-Roi Louveciennes

Le destin du domaine

Jacques Rigaud, Vue du château de Marli prise du bas du grand parterre, 1730 - 1754
Maurice Quentin de la Tour (d'après), Portrait de Louis XV, XVIIIe siècle

A la mort de Louis XIV en 1715, le Régent, qui n'a jamais apprécié les séjours à Marly, quitte Versailles avec la Cour et s'installe à Paris avec le jeune Louis XV.

 

Les crédits alloués à l’entretien du château diminuent et le domaine se dégrade.

 

 

Le réveil de Marly

Parc de Marly, Les Chevaux de Marly

Durant son règne, Louis XV (1723-1774) apporte un renouveau au domaine. Les séjours reprennent et différents aménagements sont réalisés. La Rivière disparaît définitivement, remplacée par un tapis de gazon, ou Tapis Vert, encore visible. Les Nappes sont modifiées.

Le souverain commande à G. Coustou deux sculptures : les célèbres Chevaux de Marly destinés à orner l’Abreuvoir.

A l’intérieur du pavillon royal, pour pallier le manque d’espace, de nombreux entresols sont créés, impliquant le percement d’ouvertures et modifiant le décor des façades. La décoration des appartements est rafraîchie ou renouvelée. Ainsi, L’Apothéose d’Enée de F. Boucher prend place dans la chambre du roi en 1747.

 

Sous Louis XVI

Quelques séjours ont encore lieu sous Louis XVI (1774-1789). Marie-Antoinette vient souvent à Marly assister à un lever de soleil ou se promener dans les bosquets. Les jardins bénéficient d’une grande campagne de restauration dans les dernières années de l’Ancien Régime.

 

La Révolution et l’Empire

Le château de Marly souffre de dégradations sous la Révolution : les insignes royaux sont supprimés, le mobilier est vendu, la plupart des canalisations des jardins est extraite pour répondre aux besoins en métaux de la guerre.

Une partie des œuvres d’art est préservée pour « servir à l’Instruction Publique ». La statuaire est transférée à Paris pour la protéger mais le transport casse ou mutile bon nombre de sculptures. Les Chevaux de G. Coustou ornent, dès 1794, la place de la Concorde.

Chevaux de Marly, place de la Concorde à Paris, carte postale

En 1799, le domaine est vendu à Alexandre Sagniel qui installe dans les communs une filature et une fabrique de draps de laine employant 300 ouvriers.

Il investit, par hypothèques, pour remettre en état le domaine : réparation des murs, plantations, construction de bâtiments. Malheureusement, le blocus continental de Napoléon nuit à ses affaires.

Ses créanciers le pressent de rembourser et Napoléon ne veut pas racheter Marly qui ne l’intéresse que pour le parc. Sagniel, pressé, dépèce le domaine et revend ainsi les matériaux issus des démolitions. Tout est démonté en quatre ans de 1808 à 1811.

En 1811, Napoléon rachète finalement le domaine qui devient un territoire de chasse. Marly appartient désormais à l'Etat et constitue aujourd’hui l'un des domaines présidentiels.

 

La renaissance du domaine

Vue aérienne du parc de Marly, photographie ancienne
Apollon, copie de l'original de Nicolas Coustou de 1714

La sauvegarde du domaine intervient essentiellement dans l’entre-deux-guerres.

Le parc est classé au titre des sites en 1932.

 

Des travaux de remise en état sont entrepris : nouvelles plantations et restitution au sol de l’emplacement du pavillon royal.

 

 

Vue du parc de Marly

Quelques libertés sont prises par rapport aux plans d’origine telle que la transformation du bassin rond, situé au pied du Tapis vert, aujourd’hui animé par un jet d’eau, le plus haut de France (37 m).

En 1985, des moulages des chevaux de G. Coustou sont replacés sur l’Abreuvoir, lui-même restauré en 2006. Depuis plusieurs années, sous l’action du SIVOM des Coteaux de Seine, des moulages et des copies en marbre de certaines statues sont installés dans le parc. On peut voir, entre autres, les Méléagre, les Coureurs, et, depuis juin 2007, Neptune et Amphitrite.


1963.2