Musée-promenade de Marly-le-Roi Louveciennes
Vue du parc de Marly

Saint-Simon (1675-1755), mémorialiste, décrit Marly comme un « vallon, étroit, caché, à bords escarpés, inaccessible par ses marécages, sans aucune vue, enfermé de collines de toutes parts ».

Après dix ans de travaux parmi lesquels le dégagement par des soldats de la vue sur la Seine, l’endroit est méconnaissable.

 

Le mérite en revient d’abord à Louis XIV et, bien évidemment, à son architecte, Jules Hardouin-Mansart.

Le jardin ne cesse d’évoluer selon les caprices et fantaisies du souverain. De nombreux plans attestent de projets d’aménagements réalisés ou seulement élaborés.

 

Organisation générale

Le pavillon royal détermine l’agencement du parc, notamment celui de la grande perspective, ouverte sur le paysage. Elle se compose, au sud, du Petit Parterre, au nord, du Grand Parterre, caractérisé par la succession de terrasses et de bassins.

De part et d’autre du Grand Parterre, sont aménagés des bosquets, zone de couverts idéale pour la promenade et les jeux qui participent au plaisir de la flânerie.

 

Les bosquets

Le bosquet de Marly ou Bosquet du Couchant est le premier à être aménagé. On y installe l’escarpolette, sorte de balançoire, et le mail, piste géante de croquet.

Le bosquet de Louveciennes ou Bosquet du Levant exploite, quant à lui, le dénivelé du terrain. Deux espaces peuvent y être distingués : le Bois de la Princesse, nommé ainsi en hommage à la duchesse de Bourgogne, aire boisée percée d’allées, et les architectures de verdure. Celles-ci sont conçues selon un principe identique : le souverain choisit une statue « un peu remarquable » pour en faire le centre d’une composition. Ainsi sont créés l’Amphithéâtre de Mercure, les Bains d’Agrippine ou encore le Haut Dais de Bacchus devenu plus tard le Parnasse où figurent Apollon et ses Muses.

 

Le décor sculpté

Près de 150 statues vont animer les jardins, issues de la mythologie exaltant le caractère champêtre et cynégétique de cette demeure tels les deux Méléagre placés sur un perron à proximité du Petit Parterre.

Les divinités aquatiques sont également présentes puisque Marly constitue le domaine des eaux par excellence grâce à la machine de Marly.

 

Jeux d’eau

Eaux vives et eaux calmes alternent dans les jardins. Les bassins, en partie disparus, témoignent d’une maîtrise rare de l’hydraulique somptuaire.

Au sud, le rêve de Louis XIV s’incarne dans la Rivière, cascade ou escalier d’eau de 52 marches, créée en 1697 et modifiée en 1703. A cette date, elle est parée de marbres blanc, rouge Languedoc et vert Campan. Quatre sculptures d’ A. Coysevox sont installées : en haut, La Seine et La Marne, en bas, Neptune et Amphitrite.

Au nord, sur une première terrasse, quatre lances d’eau animent le bassin dit des Quatre Gerbes. Suivent le Grand Miroir et les Nappes devenues les Grandes Nappes après modification des marches. Elles sont ornées de La Loire et le Loiret de C. Van Clève et de La Seine et la Marne de N. Coustou. Le jardin se termine par l’Abreuvoir dont la décoration est achevée par la mise en place, en 1702, des deux figures équestres commandées à A. Coysevox : Mercure et la Renommée.
Les Bassins de faïence, réalisés à proximité du pavillon royal, constituent la dernière grande création du Roi Soleil. Leur originalité repose sur leur revêtement en faïence, décor inhabituel en extérieur. Ils accueillent les carpes dont Louis XIV était féru.

 

Architecture de verdure

Il faut souligner à Marly l’excellente maîtrise de l’art topiaire. Ainsi, de part et d’autre du Grand Parterre, ifs et ormes taillés en boule définissent diverses allées intermédiaires entre le Grand Miroir et les pavillons.

Ces derniers sont reliés par des treillages en berceau permettant aux invités de se rendre de l’un à l’autre.

Ces architectures de verdures sont entrecoupées de parterres de fleurs : tulipes, narcisses, œillets, giroflées…


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